Cemetery challenge
- Elodie Sarre
- 1 nov. 2024
- 2 min de lecture
Christelle Colpaert Soufflet

J’aime beaucoup les écrits de Christelle Colpaert-Soufflet. J’en ai encore un ou deux que je n’ai pas lu et quelque uns qui me manque.
Mais cette fois-ci, j’ai regardé ma bibliothèque et je me suis dit et bien oui pourquoi pas ? Je n’ai même pas lu la quatrième de couverture, j’ai directement pris ma tasse de thé et je me suis installée.
Comme à chaque fois avec elle, on est directement dans le vif du sujet, elle ne nous fait pas perdre du temps trop longtemps à situer la vie des personnages. Donc, on a évidemment une petite introduction qui nous situe notre héroïne dans sa vie. Et puis, on a rapidement l’élément déclencheur. Et dans ce genre de livre, c’est vraiment quelque chose d’important pour moi.
C’est un livre one shot, pour mon programme d’octobre c’était aussi très important. Mais attention, j’adore sa série “Hantée” et j’aimerais tellement une suite au livre “mémoires assassines”.
J’ai beaucoup apprécié les chapitres courts et très rythmés. L’écriture qui monte et descend en pression. J’ignore comment elle fait mais j’ai l’impression que les mots sont choisis avec tellement de soin qu’on a un rythme de lecture plus rapide lorsque l’héroïne a peur et beaucoup plus calme lorsqu’elle est en sécurité. C’est vraiment quelque chose que j’ai avec chacun des livres de Christelle.
Un autre point fort est qu’on s’immerge totalement dans l’histoire. J’entends par là que je visualise totalement ce qu'il se passe, je m’identifie totalement à Maroussia. Malgré que je n’entre pas du tout dans le cadre de la description du personnage, je vois à travers ses yeux, je vis totalement l'histoire.
Lorsque j’ai commencé le livre, j’ai cru qu’il serait une critique des réseaux sociaux et leur challenges totalement débiles, voire dangereux. Mais pas seulement! Elle y aborde aussi l’inégalité, les maladies, l’image de soi et des autres.
J’aime aussi le fait qu’elle mette en scène des trucs vraiment dégueulasse, tout comme dans “Corpuscrit” ou encore “Tu as oublié Annabelle?”, nous avons la présence d’insectes bien dégueu qui nous coupe l'appétit. Donc attention, si vous n’aimez pas trop ce genre de scène. Personnellement, ça me dégoute mais en même temps ça fait partie de l’histoire, je me doutais bien qu’il y aurait une scène ou deux bien gore, puisqu’il est expressément mis dans le thème “horreur-gore” et puis l’autrice me l’a dit elle-même lorsque je l’ai acheté en salon.
J’aime aussi le fait que ce ne soit pas un livre trop long, mais surtout qu’à la fin de celui-ci, il y ait des photos en plus pour qu’on comprenne bien l’impact réel de ce qui a été décrit.
Il y a les photos de ce cimetière à l’abandon, ces morts oubliés de tous, rejetés par le monde et les humains bien trop stressés par leur quotidien pour honorer les morts et se souvenir du passé.
La couverture a depuis changé puisque Christelle Colpaert Soufflet a créé sa maison d’édition: les terre d’Emizane et a donc modifié certaines couvertures en reprenant ses droits.

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